Alain Cuniot

 

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 Courriel Alain Cuniot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de presse : LES MARCHÉS DE LONDRES

 

Le documentaire, en noir et blanc, tourné en 1969 alors que Mireille Dansereau était étudiante au Royal College of Art, Un amour que le spectateur a aussi voluptueusement l’impression de vivre...

Raymonde Bergeron - Journal de Montréal 13-9-96

Mireille Dansereau va, d’instinct, vers un cinéma du “je”, qui parle d’elle, même quand elle présente ses films comme des oeuvres de fiction...

Serge Dussault - La Presse 29-8-96

Dès le début, nous sommes contournés, pris à revers, grâce à une ruse étonnante de Mireille Dansereau. Car le documentaire n’est pas “commenté” ainsi qu’il est d’usage. Non, il est “souvenu”. Nous voyons le réel de 1969, mais un monologue évoque une aventure plus ou moins rêvée, vécue dans le temps du tournage et souvenu en 1996...

Alain Cuniot

- 5 septembre 1996


Synopsis : L'IDEE NOIRE

 

« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide ». Albert Camus

Pourquoi certains êtres avides de vivre décident-ils d’en finir?

 

De quoi avons-nous peur? Des autres, de leur folie? Ou de nous-mêmes, du déséquilibre qui nous guette?

 

Un homme et une femme s’inquiètent de leur fils adolescent. Le couple s’interroge et se remémore certaines figures mythiques qui ont marqué leur jeunesse, des écrivains surtout : Hubert Aquin, Pierre Gauvreau, Primo Levi et Virginia Woolf.

Dans le bel appartement dépouillé, les voix murmurent, évoquent, questionnent. Nulle affirmation péremptoire, juste des images, comme des repères au cheminement de la pensée. Cette femme, cet homme, c'est nous. Nous qui, un jour, avons cru être éternels, avons vaguement flirté avec le danger, puis nous sommes assagis, tentant de repousser l'idée même de la mort. Jusqu'à ce qu'elle revienne en force à cause du désarroi d'un proche ou de l'horreur d'un fait divers.

Mourir à quelque chose, pour renaître de ses cendres... Pour certains, l'évocation du suicide peut parfois sembler une solution. La majorité de ceux qui y pensent ne passent pas nécessairement à l'acte, affirme, en substance, le docteur Bordeleau.

...Il faut que tu traverses ta peur... a écrit Anne Hébert. À Coaticook, un enfant de 13 ans n'a pas su le faire. Il est mort de l'incompréhension des adultes, accuse l'écrivain français Alain Cuniot. Dans une autre école, des jeunes conçoivent qu'il soit possible de vouloir mourir. Évoquant Kurt Cobain, les yeux se voilent. Rescapé d'une tentative de suicide, Maxime-Olivier Moutier avoue avoir pensé à l'époque: "en mourant, on s’arrêterait enfin et on se questionnerait."

Disparaître pour rappeler qu’on existe, quel étrange paradoxe! Aujourd'hui, il a choisi la force des mots et écrire est devenu l'arme ultime pour lutter contre ses propres démons.

Intégrant fiction, témoignages, entrevues, archives et animation, Mireille Dansereau signe un film grave, mais néanmoins porteur de foi en la vie. C’est une tentative de s’approcher des causes du suicide et de vaincre la peur, pour finalement en accepter la part du mystère.

 


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